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Edmonton, 31 mars 2015 —? Confrontée à une crise financière, l’Agence canadienne d’inspection des aliments revient discrètement en arrière sur des mesures destinées à prévenir la répétition de la pire intoxication par des aliments contaminés de l’histoire canadienne. En 2008, des charcuteries produites par Maple Leaf Foods avaient tué 22 personnes et rendues malade un grand nombre de personnes.

Un document interne lourdement caviardé de l’ACIA, intitulé Alberta North Region Food Inspection Strategy for Planned Work Plan Reductions (Stratégie d’inspection des aliments pour la région du nord de l’Alberta en vue des réductions planifiées dans les plans de travail) résume succinctement la situation :

?… pour nous assurer que nous vivons selon nos ressources, nous devons exercer notre jugement pour décider quel travail sera fait maintenant, ce qui sera remis à plus tard et ce que nous ne ferons carrément pas. ?

à compter du 5 janvier, l’ACIA a donné instruction à son personnel du Nord de l’Alberta de diminuer de 50 % les activités d’inspection générale de salubrité et de 30 % les inspections préalables à la mise en production. Ces compressions s’appliquent de manière égale aux établissements produisant pour les marchés nationaux et pour les marchés d’exportation.

??Après la contamination chez Maple Leaf, l’ACIA ?a renforcé la vérification de la salubrité des installations de production de viande, parce que Sheila Weatherill avait trouvé que la contamination persistante était un facteur qui avait contribué au désastre. Pour faire face à sa crise financière, l’ACIA entreprend maintenant de démanteler ces mesures, ? dit Bob Kingston, président du syndicat des inspecteurs des aliments.

Selon des sources internes à l’ACIA, l’agence a aussi coupé son standard de présence quotidienne des inspecteurs de 40 % pour les usines du Nord de l’Alberta produisant pour le marché canadien tout en maintenant la présence quotidienne d’inspecteurs dans les établissements licenciés pour exporter leurs produits aux états-Unis, afin de satisfaire aux normes américaines.

? Avec les ressources disponibles, la seule fa?on dont l’ACIA peut répondre aux normes américaines d’inspection, pour conserver l’accès au marché US, est de tricher sur l’inspection de la viande destinée aux consommateurs canadiens. C’est aussi simple que cela, ?? dit Bob Kingston, président du syndicat des inspecteurs des aliments.

Selon les projections de l’ACIA,? le gouvernement actuel prévoit couper les dépenses relatives à la salubrité des aliments de 21 % pour 2016-17. Cela correspond à des compressions du personnel de 16,5 % ou 548 postes.

Conséquemment, l’ACIA fait face à une pénurie critique d’inspecteurs. Dans le Nord de l’Alberta par exemple, seulement 12 des 18 postes d’inspection de la salubrité de la viande sont actuellement pourvus. L’embauche de nouvelles personnes est gelée et la formation est remise à plus tard. Sheila Weatherill avait cité la pénurie d’inspecteurs et l’absence de formation comme des facteurs qui ont contribué au désastre chez Maple Leaf Foods.

?? Les gouvernements ont peut-têre oublié les le?ons de la tragédie de la Maple Leaf, mais les Canadiens s’en souviennent, ? dit Marianne Hladun, vice-présidente exécutive régionale pour les Prairies de l’Alliance de la fonction publique du Canada.

ACIA —Programme de la sécurité des aliments? Budget et personnel
Dépenses ETPs
Actuel (2013/14)?[1] 364 M$ 3296
Planifiés (2016/17)?[2] 286 M$ 2748
écart – 78 M$ -548

[1] ACIA —?Rapport de performance ministériel 2013-2014

[2] ACIA —?Rapport sur les plans et les priorités 2014-15

 

La semaine dernière, Lillydale Foods a rappelé certains de ses produits à cause d’une possible contamination à la Listeria. Ce qu’on a pas dit aux Canadiens, c’est que l’usine de Lillydale Foods en question est située à Edmonton et qu’elle a été soumise à ce régime d’inspection diminué.

Les usines du nord de l’Alberta produisent des quantités significatives de charcuterie et de viandes prêtes à manger, pour consommation sur le marché canadien et pour exportation sur les marchés étrangers, dont les états-Unis.

Des millions de Canadiens pourraient consommer de la viande produite par ces usines dans la région puisque ce se sont elles qui fournissent? des charcuteries et des viandes prêtes à manger aux principales cha?nes d’épicerie comme Costco, Safeway, Sobey’s, Superstore et Save On Foods,.

??Le gouvernement a choisi d’affamer les inspections de salubrité des aliments et aujourd’hui les Canadiens souffrent des conséquences de ce choix, ? dit Kingston.

En même temps que l’on a étranglé les dépenses et la dotation en personnel pour la salubrité des aliments, l’agence s’est vue confier de nouvelles responsabilités relatives à la réglementation de jusqu’à 10 000 importateurs d’aliments.

??La réglementation des aliments importés est une bonne chose que l’on a négligée trop longtemps, mais sans ressources pour assurer l’observance des règlements, les bons importateurs deviennent rapidement frustrés et perdent toute motivation à bien se comporter puisqu’ils voient que les infractions des mauvais joueurs restent sans conséquence. à cause des compressions budgétaires, c’est comme donner des permis de conduire à de nouveaux chauffeurs sans examen routier et sans policiers sur les routes,?? dit Kingston.

? Il est ironique de constater que l’ACIA a commencé à revenir en arrière sur des mesures mises en place selon les recommandations de Sheila Weatherill dans le propre territoire de celle-ci… mais que l’impact de ces décisions se fera sentir partout au pays,?? conclut Kingston.

 

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Information: ?Jim Thompson 613-447-9592